Si vous êtes curieux, créatif et doué d’un vrai talent pour le dessin, devenez graphiste ! La presse, la communication, la publicité et Internet ont tous besoin de votre savoir-faire. De la création de logo à la réalisation d’affiches ou de sites internet, petit tour d’horizon d’un métier haut en couleurs !

Quelle formation pour devenir graphiste ?

Pour devenir graphiste, il existe de nombreux types de formation. Des BTS de communication ou d’expression visuelle peuvent constituer un bon tremplin, mais certaines universités offrent la possibilité de préparer DEUG, licence et maîtrise en arts plastiques ou en arts appliqués. La voie royale, ce sont les écoles des beaux-arts, qui permettent d’obtenir en cinq ans un diplôme national supérieur d’expression plastique (D.N.S.E.P.), ou bien les écoles nationales supérieures d’art pour préparer en quatre ans un diplôme supérieur des arts appliqués (D.S.A.A.). On pourra toujours compléter cette formation par un troisième cycle en multimédia.

Notez que la profession compte de nombreux autodidactes. Plus que le diplôme, la créativité, la rapidité et la compétence sont très valorisées.

Graphiste, un métier très différent selon les secteurs d’activité

Dans la publicité, le graphiste crée des logos, des images, des affiches, des emballages, afin de donner une identité visuelle à un produit par exemple. À la fois créateur et concepteur, il travaille en étroite collaboration avec le directeur artistique et le rédacteur.

En presse ou dans l’édition, son rôle sera de définir la charte graphique d’une nouvelle collection (couleurs, typographie, etc.). On peut également lui demander de réaliser la couverture d’un ouvrage, une affiche publicitaire ou même la charte graphique d’un CD-Rom, d’un logiciel… Ce spécialiste de l’image a un champ d’activités très large et ses outils (peinture, crayons, tablette graphique, photos, polices de caractères, logiciels spécialisés…) sont extrêmement variés.

Aujourd’hui, il lui est impératif de maîtriser l’outil l’informatique. D’autant plus que l’univers du multimédia fait de plus en plus appel à lui. L’accès à la profession n’est cependant pas aisé. Il commence généralement par des stages, puis par du free-lance. Pour convaincre ses clients, le graphiste constitue un « book » (une sorte de classeur lui permettant de présenter ses réalisations). Les salaires sont extrêmement variables, en fonction de l’expérience, du statut comme du domaine d’activité. Si les débutants commencent au SMIC, il n’est pas rare que des graphistes confirmés et réputés gagnent autour de 4 600 euros par mois !

Interview d’un Directeur de la Création

Nedzad Ajkic, qui occupe aujourd’hui un poste de directeur de création dans la société qu’il a montée, a commencé comme graphiste. Après un BTS de graphiste publicitaire dans une école de communication visuelle, il s’est formé seul à l’outil informatique tout en effectuant des stages dans des agences de communication ou de publicité.

« La deuxième société dans laquelle j’ai effectué mon stage a fini par me proposer des C.D.D., puis un C.D.I.. J’ai donc travaillé quatre ans et demi comme directeur artistique sur des projets et des campagnes publicitaires. La publicité n’étant pas trop mon univers, je suis redevenu free-lance pendant quatre années. Mais comme je passais 40 % de mon temps à accomplir des démarches administratives ou juridiques au lieu de me consacrer à la création, j’ai décidé de monter ma propre structure, Cinquième Saison, une société de production audiovisuelle et multimédia. Nous créons des sites Internet et produisons des films institutionnels et documentaires. Nous profitons des avantages de l’entreprise sans ses inconvénients car nous travaillons tous à domicile grâce aux réseaux informatiques. »

« Si j’avais un conseil à donner à un jeune qui projette d’exercer cette profession, je lui dirai de ne pas hésiter, à condition d’être passionné et de s’imprégner constamment de ce qu’il voit, entend et ressent. C’est un métier qui touche aux sens et qui lui permettra de fréquenter de nombreux “sensoriels” de son espèce… »

Source(s) : ca-mozaïc.com (mai 2005)

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2 Commentaires sur “Devenir graphiste

    • Dareth NHANG says:

      Le secteur de la communication reste à mes yeux porteur, car chaque produit, chaque service conçu pour chacun (particulier ou société) a besoin d’un minimum de communication pour subsister. Ce qui rend le marché très important.

      Ensuite, être graphiste… et bon (ou du moins qui a des clients, dira-t-on pour rester modeste), c’est une autre paire de manche, et le fait qu’il y ait du monde, qu’il y ait de la concurrence, ça reste un facteur qui pousse à toujours faire mieux, et donc une bonne chose en soi.

      En conclusion, le graphisme ou la communication tout court peuvent paraître bouchés, mais quand on a des idées qui marchent et de la volonté, il n’y a pas de raison de ne pas trouver sa place 😉

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