J’ai déjà eu l’occasion de faire quelques interventions pédagogiques ou testimoniales dans le domaine de la communication lors de conférence ou de module de cours pour des universités ou des écoles privées et autres centres de formation. Mais, là, c’est assez flatteur qu’on m’ait proposé cette mini-interview… bon ok, je vais resituer le contexte, c’est un étudiant qui dans le cadre de ces études avait besoin de ces réponses… Enfin… peut-être le début de la célébrité, qui sait ?!! Ahahahah !!!

Quel a été ton parcours pour devenir graphiste freelance ?

Après un parcours commercial, puis dans les langues, le hasard a changé l’un de mes passe-temps, le dessin, en outil de travail, créant par la même occasion ma plus value au sein d’une entreprise. C’est ainsi que je deviens graphiste.

Quelles expériences as-tu eues ?

Après un bac STT Action Commerciale, je suis bêtement la ligne droite et travaille en tant que commercial dans une start’up (c’était bien la mode en 99). J’y découvre les métiers de la communication, et l’esprit d’entreprendre. Comme de nombreuses jeunes pousses de l’époque, la boîte ferme assez vite (Rires). Mais enrichi de cette expérience, je me réoriente dans le graphisme, suis une formation PAO / Conception multimedia, puis, malgré des propositions de postes dans le webdesign, je décide de reprendre mes études afin de décrocher un BTS Communication Visuelle et prétendre à des postes de direction artistique. Je fais de l’alternance en agence de communication, puis travaille côté annonceur, avant de me lancer en tant que graphiste indépendant en 2005.

« Bien comprendre et définir les objectifs du client, les atteindre évidemment, tout en faisant preuve d’originalité, de créativité, de pertinence, de clarté sont les qualités indispensables pour être graphiste. »

Peux-tu me décrire une journée ou semaine type de ton métier ?

Que ce soit une journée ou une semaine, elles passent toutes trop vite ! Après, l’avantage d’être à son compte est de bénéficier d’une certaine flexibilité dans pas mal de choses : les secteurs d’activité (je bosse dans des domaines très variés qui me permettent aussi de jongler entre projets print et web), ou encore l’aménagement des horaires… donc décrire une journée type m’est difficile. Mais on va dire qu’il n’est pas toujours évident de rester concentré dans une tâche entre la gestion des mails, des flux RSS ; veille technologique ou concurrentielle oblige… Non, je ne glande pas sur le net ! (Rires). Il y a aussi les coups de fils des clients, l’administratif à gérer, les rendez-vous et autres déplacements, etc…

Quels sont les avantages et les inconvénients de la profession ?

Je crois que j’ai à peu près tout résumé dans la réponse précédente (Rires).

Quelles qualités te semblent indispensables pour être graphiste ?

La créativité, la pertinence et la clarté. Savoir être originale tout en restant dans l’optique d’atteindre les objectifs définis au préalable, et ceci de manière simple afin d’être compris par tous (du moins une grande partie de la cible). Après le relationnel est aussi important, ça reste une marque d’un savoir-communiquer essentiel à nos métiers de communicant : développer son réseau, véhiculer et entretenir une bonne image… Bref, toutes les prestations qu’on offre à nos clients, nous devons montrer que nous les appliquons à nous-même… Bien que l’expression « les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés » reste vraie.

Que peux-tu conseiller à un jeune comme moi qui souhaite faire ton métier ?

De croire en ce qu’il fait, rien est impossible à celui qui se donne les moyens d’y arriver : quand on veut, on peut.

Combien gagne un graphiste ? Peux-tu m’indiquer la grille de salaire correspondant aux différents métiers de la communication ?

Graphiste à Lyon, ce n’est pas forcément bien payé… je crois qu’on peut faire une moyenne de 15-25K€ /an. À Paris, c’est sensiblement plus 25-35K€. Être à son compte, suivant la polyvalence des prestations (graphisme, webdesign, intégration, développement / programmation, conseils), je dirai que le tarif journalier moyen va de 250 à 500 euros HT/j.

Est-ce que la conjoncture économique actuelle et la crise change quelque chose dans ton secteur ?

Personnellement, à part les sociétés qui ferment autour de moi, mais avec qui je ne travaille pas et qui ne représentaient donc que de potentiels futurs clients non démarchés, mes clients (eux bien réels) semblent continuer à croire qu’une bonne communication est la solution pour maintenir ou développer une activité. Surtout dans le web ! La création ou la refonte de site internet est par exemple un des meilleurs moyens de communiquer avec un rapport qualité / prix intéressant. La crise n’est actuellement pas des plus dérangeantes que ça pour moi.

Comment se passe l’évolution d’un salarié dans ce type de métier ? Quelles sont les possibilités de progresser ?

J’aime dire : quand on est bon, on peut limite tout faire. Donc le gars doué qui reste « plan plan » à son poste des années sans chercher à évoluer dans son entreprise ou dans sa vie est le principal ennemi de sa progression. Comme dit plus haut, « quand on en veut, on peut », c’est sûrement comme ça que j’en suis arrivé à créer ma structure et toucher à tout dès mes 23 ans. Il n’y a pas d’âge pour entreprendre. « Sky’s the limit ! » disait Biggie, j’suis plus optimiste et dirai qu’il n’y a pas de limites autres que celles que l’on se fixe.

Le mot de la fin ?

Rien de spécial, j’espère que mes réponses t’auront servi.

Par Tidjef (le fameux étudiant qui préfère être crédité sous un pseudo)

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