Cela peut ressembler à un article sponsorisé ou à une pub déguisée, mais NON ! J’ai eu l’opportunité de suivre la formation Développeur Full Stack en 9 semaines en avril 2019, au Wagon Lyon. Et OUI ! J’AI AIMÉ ADORÉ SURKIFFÉ ! On peut se confronter à différents arguments et être sceptique sur la qualité de ce type d’apprentissage*, je l’entends. Je ne vais pas parler de toutes les formations « programmeur web » en mode « boot camp », mais uniquement de mon expérience personnelle. Moi qui ne m’enthousiasme pas beaucoup, qui suis très mesuré, qui critique plus qu’il ne complimente, je dois avouer que j’ai pris une claque !

* Pourtant, j’adore Medhi et son blog jesuisundev.com que je recommande à tous, dev ou pas, si tu es dans le Digital, ça te parlera, et si ce n’est pas le cas, tout ce qu’il écrit DOIT ABSOLUMENT te parler à partir de maintenant !

Pourquoi apprendre Ruby ?

Hormis de nom, je ne connaissais pas Ruby. Je découvre et débute donc sur ce langage lors du prep work obligatoire pour intégrer le boot camp. Bien que je ne l’utilise pas dans mon quotidien en agence, aujourd’hui, je l’apprécie grandement. Par rapport à PHP ou JavaScript (que je trouvais particulièrement illisible imbuvable à la base), Ruby et surtout Ruby On Rails ont une syntaxe simple, moins verbeuse, aussi bien dans sa programmation Front End que Back End et ses tests unitaires. AirBnB, GitHub, BaseCamp, Shopify, Dribbble, Zendesk, Crunch Base, pour ne citer qu’eux, sont développés en Ruby !

En plus de rajouter une stack à mon arsenal, j’ai encore bien progressé en HTML, CSS / SASS, JS, AJAX, API, Webpack, SQL, GIT et surtout tout ce qui est ligne de commande. Le terminal, bash, zsh, brew, yarn et d’autres sont devenus mes meilleurs potes ! Bien plus qu’une longue liste de technos inconnues et/ou incompréhensibles pour la majorité des gens, Le Wagon m’a appris la « vraie » bonne logique développeur #DRY #KISS, et a changé toutes les mauvaises habitudes que j’ai pu prendre durant ces années en auto-didacte. Ruby est avant tout un « prétexte » pour apprendre les bases algorithmiques et tout ce qui gravite autour du web.

Dorénavant, je me sens à 1000% capable de switcher entre PHP ou Ruby. Et j’ai la même confiance avec n’importe quel langage ou framework à vrai dire, même ceux que je ne connais pas : (bien) apprendre ne me fait clairement pas peur ! ツ Au-delà du fait d’admettre que maîtriser toutes les stacks puisse être potentiellement possible, évidemment que je n’ai que peu d’intérêt à me palucher tous les langages et toutes les docs du monde #RTFM : je dois avant tout bien cibler en fonction de mes envies, de mes limites et des besoins des clients.

Toutefois, s’il y a une chose que tu dois retenir, c’est que les technologies évoluent en permanence et qu’il est donc primordiale d’être en veille régulière voire constante, de savoir se remettre en question (soi-même ou sa stack favorite), ainsi que de vouloir toujours progresser afin d’être le plus à jour possible. D’ailleurs, j’en suis plutôt fier, j’ai réussi à adapter pratiquement toute la logique que j’ai apprise dans Ruby On Rails pour l’appliquer dans mon workflow PHP / WordPress, via Bedrock / Composer (je précise, puisqu’il y a encore beaucoup le stéréotype du WP en mode clic-clic uniquement) + config webpack « maison » pour compiler SASS et JS ou encore optimiser les compressions des médias + scripts make / ssh / WP CLI pour déployer ou mettre ISO les environnements en une commande. Je n’ai qu’une hâte, refondre mon « vieux » site en intégrant toutes ces améliorations fraîchement développées ! 😀

Des hard skills, mais aussi des softs skills !

En plus de bouffer du code près de 10h par jour, les cas pratiques restent orientés produit, et on te met vite dans les baskets d’un startuper. Un site, une application, une technologie, c’est surtout un ensemble qui va constituer un service répondant au(x) besoin(s) d’un public, d’utilisateurs. Il s’agit de rester focus sur cette réponse qu’on apporte. Le design intentionnel (user journey via Whimsical) ou élaboré (prototypage via Figma) sont quelques méthodes et outils qui aident à cela. Avec cette vision pluridisciplinaire, si tu as du mal avec l’algorithmique et que tu ne te vois définitivement pas finir ta vie sur un IDE, il reste la partie créative, mais aussi la gestion de projet, ou encore la casquette de product owner. Au final, on te promet de devenir développeur full stack, mais tu peux être bien plus !

Le Wagon, ce n’est pas que de la technique. À Lyon (et pas que j’imagine), des profs aux managers, toute l’équipe est composée de personnes juste géniales, dans tous les sens du terme ! Des tueurs en code, mais aussi des humains extra-ordinaires ! Shout out to Matt, Kev, Jo, Anto, Clém, Max, Ben, Deb, Paulo, le #Batch242 et j’en oublie, désolé ! Ça a également changé ma façon de voir le monde du travail : on peut être très très bon tout en étant très très cool (du moins, enlever ce masque du type très très sérieux si tu es naturellement un bout en train comme je peux l’être… en effet, depuis toujours j’ai entretenu 2 facettes : le pro, et le perso. Dorénavant, j’essaie de n’être que moi ! ツ)

Le travail en équipe est favorisé par une pléthore d’outils collaboratifs, mais surtout par un collectif renforcé et soudé par énormément de bienveillance. Regroupant les élèves, le corps professoral, son réseau international, la communauté Le Wagon est très solidaire et dynamique. Son Slack en est le parfait exemple : partages, entraide, projets qui décollent, etc. ! IRL, c’est un plaisir de retrouver les anciens tout comme de rencontrer les nouveaux. Il existe une fraîcheur et un renouveau palpable chez chaque alumni !

Et au final, devient-on réellement développeur full stack ?

Un graphiste qui code… J’entends plus d’un dev rigoler… Pour les « puristes » qui chercheraient la petite bête et à me piéger avec des questions très pointues, vous pouvez y aller, je reste modeste sur mes capacités. Plus les années passent, et plus je désire travailler en équipe avec des spécialistes back et front. Être full stack demeure très compliqué ! Comme d’habitude, je vais faire une analogie basketballistique : beaucoup de joueurs sont en NBA, mais peu sont à la fois de très bons attaquants et d’excellents défenseurs, ou perdurent tout simplement. Je ne suis pas comme Mike, mais je connais mon rôle, je fais mon taff du mieux possible, mes clients apprécient et me paient pour ça depuis 2001.

À l’issue de la formation, devient-on réellement développeur full stack ? Oui et non. Je ne veux décourager personne, au contraire, mais je dois tout de même concéder qu’assimiler tout le programme en 9 semaines est dur, même pour un gars comme moi qui avait déjà un bagage technique. Et c’est le ressenti de plusieurs autres alumnis à qui j’ai posé la question. Le mode « boot camp » n’est probablement pas fait pour tout le monde : on va vite, on survole parfois, mais la plupart du temps, ça reste assez approfondi, juste de quoi se dire : « ça je bazarde, ça je garde de côté, je lirai la doc et suivrai des tutos plus tard, etc. ». Il ne faut pas lâcher l’affaire et travailler continuellement de son côté. C’est comme n’importe quelle discipline où l’on souhaite performer : de la pratique, de la pratique et encore de la pratique ! Donc, si tu as besoin de beaucoup d’encadrement, de temps pour bien digérer, etc. le format « boot camp » n’est probablement pas fait pour toi. Toutefois, je te défie de sortir de ta zone de confort, c’est toujours intéressant de le faire, tu pourrais être toi-même surpris ! Les autres qui veulent apprendre à développer ou graviter autour des métiers du digital, juniors ou neophytes (mais aussi les niveaux intermédiaires qui ne connaissent pas Ruby), foncez ! ツ

Les tarifs de la formation oscillent entre 5000 et 6000 euros, selon la ville (tu peux même coder pieds nus sur les plages de Bali !). C’est un coût certain, mais sache que tu as souvent la possibilité de te la faire financer entièrement ou en partie.

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