C’est toujours un peu compliqué de parler de soi, mais je vais essayer de rester objectif (dit-il)*. J’ai la particularité d’avoir la double (voire triple)* compétences graphiste print / web et développeur PHP(Je pourrai aussi ajouter toutes les autres casquettes qu’il faut porter du fait d’être freelance et entrepreneur)* Enfin, loin de moi l’idée de prétendre être un cador du code (du marketing, de la vente, des relations clients, de la comptabilité, etc.)*, unique et exceptionnel, on va dire sans fausse modestie que je me débrouille assez bien pour satisfaire depuis 10 ans les demandes de mes clients, ces derniers étant les premiers à me féliciter et à revenir à moi en raison de cette polyvalence. Merci à eux d’ailleurs 🙂

Ainsi, lors de mes collaborations avec ces agences de comm’ ou autres web agencies et SSII, il m’arrive souvent de grogner vis à vis du graphiste, la plupart du temps un profil print, et ses maquettes farfelues, dénuées de culture web, ou de râler encore plus ardemment contre le développeur qui prend l’intégration par-dessous la jambe, semblant me narguer d’un « de quoi il me parle, je ne vois pas ce qui cloche, et ce n’est pas grave si les éléments ne sont pas taillés et disposés au pixel près »(soupirs…)*

« Graphiste et Développeur : les aimants opposés qui s’attirent »

Dans un exhaustif éditorial, intitulé « Graphiste et Développeur : les aimants opposés qui s’attirent », Christophe Clouzeau décrit bien ces deux physiologies distinctes qui, tant bien que mal, cohabitent dans le cadre d’un objectif commun : la bonne réalisation d’un projet numérique.

L’auteur oppose tour à tour : créativité et technicité ; émotion et logique ; intuition et analytique ; « cerveau droit » et « cerveau gauche »… Sont passés au crible les vocabulaires, les méthodes de travail, les qualités et défauts, les habitudes, les looks, etc. Je veux bien comprendre qu’être un graphiste ou être un développeur implique indubitablement deux manières de penser, de percevoir et d’analyser son environnement, mais il doit bien exister un juste milieu. Lire ces lignes m’a donc encouragé à écrire sur ce sujet, et il m’a paru intéressant de répondre point par point : les clichés, les expressions favorites, et surtout l’exemple du test Ikea de Virginie Caplet ! Pour ne rien vous cacher, je me reconnais tantôt dans un protagoniste, tantôt dans l’autre, parfois dans les deux, entretenant cette schizophrénie que je me découvre avec frayeur (enfin, je le savais plus ou moins déjà, hein !)*

Nous ne sommes pas si nombreux à savoir conceptualiser et réaliser un design, concevoir l’architecture d’un site et celle de sa base de données, développer les fonctionnalités et intégrer l’ensemble, etc. Je dois être un des rares graphistes à kiffer Excel (et critiquer le bullshit de l’Art Abstrait ! Quel rapport ? Je me comprends…)*, à toujours penser en logique tableur / SGBD, optimisation des performances et SEO. Quand je créé et mets en page une interface, j’anticipe la matrice HTML / CSS / PHP / JQuery : j’imagine les interactions, mets l’esthétique au service de l’expérience utilisateur (faire du beau juste pour faire du beau n’a jamais été mon truc)*.

« Depuis que le secteur du numérique existe, les besoins graphiques et techniques coexistent et cohabitent. Différents avec leurs similitudes, ces deux aimants contraires s’attirent obligatoirement pour former le Yin et le Yang complémentaires. Une nécessité pour la bonne réalisation de projet interactif. », Christophe Clouzeau.

Logique ≠ Créativité ?

On pourrait continuer longtemps la retranscription de cet opposition (et même débattre : un graphiste doit-il savoir coder et intégrer ses maquettes ? La technique limite-t-elle la créativité ?), mais je ne voudrais pas vous perdre en cours de lecture… Je poursuivrai certainement sous forme d’une série de petits billets annexes. En attendant, je vous invite à vous rendre sur Sommer + Sommer, et à répondre à ces quelques questions pour voir quel hémisphère de votre cerveau est dominant 🙂 Voici mon résultat. C’est assez parlant. (Mais on en reparlera quand même plus tard !)*

cerveau-droit-gauche

Petite anecdote bonus

Un jour, un stagiaire développeur a osé me dire que je codais comme un graphiste… Allez savoir ce que cela sous-entendait… Voulait-il dire que mon code est ordonné, commenté et bien indenté ? ou alors qu’il n’est pas compilé, optimisé et exempt d’autres défauts perfectibles ? Vos avis ?

*(Parenthèses italiques et astérisque : je me présente, c’est l’un des nombreux Dareth présents dans sa tête et qui intervient en voix-off dans ses articles quand il omet certains détails. Enchanté, et à bientôt !)

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5 Commentaires sur “Graphiste, développeur… et peut-être schizophrène !

  1. Bédric says:

    Et rédacteur, ça fait une casquette de plus !
    Je n’ai pas compris ce que tu trouves à Excel par contre :p
    « Coder comme un graphiste ».. je me sens aussi concerné, le plus grand reproche : donner la priorité sans conditions à l’esthétique / front-end.

    • Dareth NHANG says:

      Je ne suis plus crédible si je cumule 4-5 casquettes. On va me prendre pour un magasin de Montgallet ! 😀

      Sinon, pour revenir au débat « coder comme un graphiste », moi, justement, je ne donne pas la priorité à l’esthétique… Après, étant autodidacte, je peux concevoir que je n’optimise pas tout, bien que je pense m’être amélioré dans le domaine 🙂

      PS : Excel, c’est Access ou MySQL en plus simple ! 😀 (J’ai toujours bidouillé depuis le collège / lycée, et j’ai créé différents outils qui m’ont bien souvent dépanné. Aujourd’hui, toute ma compta est sous Excel !)

    • Bédric says:

      « priorité sans condition » c’était peut-être un peu fort comme terme, je le reconnais en me relisant 🙂
      Sinon, l’avantage de ce métier, c’est qu’on s’améliore tous les jours ou presque 🙂

  2. Pingback: #LameDesignerStereotypes 8 clichés sur les graphistes

#JeDSIGNEDJeDisRien… Et vous ?

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