On peut penser qu’en tant que graphiste freelance, je travaille seul, en sous-vêtement dans ma chambre ou sur mon canapé devant la télévision, la nuit… Désolé si je vais en décevoir certain(e)s, j’ai toujours préféré avoir des bureaux, et des « collègues ». Fatalement, c’est moins évident de travailler en petite tenue dans ces conditions, et surtout, montrer son sérieux si toutefois on forçait le costume d’Adam ツ Ainsi, instaurer des règles et une bonne entente paraît primordial lorsque l’on vit ou collabore à plusieurs (la transition est un peu capillotractée, je le concède ^^).

Un freelance ne travaille jamais vraiment en solitaire

En effet, il faut déconstruire un autre stéréotype plutôt persistant : exercer en tant qu’indépendant ne signifie pas liberté totale et aucun compte à rendre. Au contraire, on est vite entouré dans chaque projet. Votre client peut devenir l’équivalent de votre patron surtout quand on est en direct avec certains responsables assurément habitués à être directifs. Il en est de même de vos partenaires : chef de projet, développeurs, et autres métiers annexes deviennent vos collègues… et parfois même vos supérieurs, lorsque cette habitude de hiérarchie demeure alors que j’insiste sur des relations et des collaborations transversales. Stop à l’archaïque modèle subordinatif « client roi et fournisseur/prestataire ». Nous formons une équipe avec un objectif commun ! Il s’agit d’avancer étape par étape, main dans la main, pour l’atteindre tous ensemble. Ce n’est pas toujours sans embûche, et c’est souvent quand un obstacle se présente que les vrais leaders se démarquent.

Management : différence entre un « patron » et un leader

Je vous renvoie vers cet article de Creapills illustré par Yukbisnis qui met en parallèle deux styles de management dans différentes situations d’entreprise : Profiter de quelqu’un / Lui donner des responsabilitésOrdonner / QuestionnerIntimider / ÉpaulerPunir / CorrigerMontrer que c’est fait / Montrer comment c’est faitS’attribuer le mérite / Féliciter, etc.

« Être un patron ou un leader, ce n’est pas tout à fait la même chose. Même si ces deux termes peuvent paraître semblables, ils induisent deux notions du management totalement éloignées. Car si dans l’imagerie populaire un patron va manager de manière directe, parfois tyrannique, et considère qu’il est dans une relation de domination vis-à-vis de son employé, le leader est, quant à lui, dans une démarche beaucoup plus participative. Il raisonne au nom du groupe et son objectif est clair : faire avancer la société tout en faisant progresser ses salariés. », Thomas R. / Creapills

J’ai été un ancien « patron » qui a évolué en un leader, du moins qui travaille continuellement pour en devenir un meilleur. Des changements dans ma manière de collaborer sont notamment venus en travaillant avec des amis proches, et après en avoir froisser quelques uns au passage. Je n’aime pas me disputer ou être en froid sans avoir d’explications afin de trouver des solutions. En échangeant avec ces derniers, tout comme on pouvait déjà le faire en dehors, lorsque entre deux verres, on discutait de nos histoires de coeur voire de sujets plus légers, je me suis tout bonnement rendu compte que chacun est unique, et ce n’est pas parce que je pouvais réagir de telle façon, que tout le monde pouvait et devait réagir de cette même façon. J’ai souvent dit : « Je ne suis pas Superman. Si j’y arrive, n’importe qui peut y arriver ! ». Par exemple, me rabaisser ou me crier dessus ont tendance à me motiver : « je vais te montrer que tu as tort et tu vas voir, je vais tout déchirer ! » (Attention, je peux aussi réagir plus mal et m’énerver ! Ahahahah !). Hors, pour d’autres, c’est la manière parfaite de les inhiber, de les paralyser et ainsi obtenir le pire d’eux. Il faut alors s’adapter aux qualités et aux défauts de chacun. Il ne s’agit pas de changer les gens…

Et le basket dans tout ça ?

… Il s’agit juste de rester humain, amis ou pas amis, que nous soyons dans une situation professionnelle ou privée. D’ailleurs, je vous ai déjà suffisamment saoulé avec parlé de ma passion pour le basketball que je pratique encore régulièrement ツ C’est le parallèle idéal ! Le 5 majeur représente le noyau fort de l’équipe, mais du 6ème homme aux réservistes, il y a parfois 15 gars (voire plus à un niveau plus amateur) à garder motivés et productifs, pour seulement 10 places en match, et des temps de jeu proportionnels au talent individuel mais aussi à l’investissement collectif. Or, parfois, une critique d’un coéquipier sur un shoot raté peut suffire pour vexer l’égo ou égratigner la confiance. 2 réactions : enchaîner les tirs afin de démontrer que la critique est injustifiée (et là, il y a intérêt à remonter le pourcentage de réussite au risque de se mettre toute l’équipe à dos) ; ou se figer de peur de faire pire… Évidemment, il y a un juste milieu !

J’ai été dans des équipes sans aucune alchimie, et dans d’autres où mes équipiers sont devenus des proches. Sur le terrain ou en dehors, la communication est essentielle ! Les affinités ou tout simplement l’humanité la facilite. Propulsé malgré moi par d’autres joueurs au rang de capitaine, et plus ponctuellement à celui de coach, je prends très à coeur ces rôles. Au-delà du fait que dans tout groupe, il y a des meneurs et des suiveurs, et que sans meneur, si rien est amorcé, rien n’est fait, littéralement (!!!), le capitaine se doit d’être ce moteur qui pousse ses coéquipiers, les encourage, les aide et les rend meilleurs. Il n’est pas forcément le plus talentueux, le plus directif ou le plus tyrannique, il est celui qui insuffle les bonnes impulsions aux bons moments, et qui tente d’emmener tout le monde à destination de l’objectif commun.

Le leadership n’est pas unilatéral et peut être multiple. Il ne se désigne pas, il se révèle et est naturellement suivi. Le cas échéant, l’imposteur est rapidement désavoué.

« Everybody wants to be like Mike »

Des leaders comme Michael Jordan, Kobe Bryant ou LeBron James ont atteint des sommets en équipe, chacun à leur façon, en montrant l’exemple et en élevant leur niveau, en prenant le jeu à leur compte mais aussi en impliquant leurs coéquipiers, avec plus ou moins de succès, car malgré tout, ils ne jouaient pas seuls et étaient accompagnés de profils différents avec lesquels il fallait que ça fit. Les coachs Phil Jackson, Greg Popovich et plus récemment Brad Stevens ont cette faculté d’adaptation. Je simplifie et fais court sciemment, sinon, il faudrait des articles spécifiques ou même écrire des livres entiers… Une fois lancé sur le basketball, je pourrai disserter des heures… Bref !

Pour faire court et conclure, de mon côté, j’étudie passionnément ce sport et m’inspire sempiternellement du leadership des meilleurs joueurs et entraîneurs pour l’appliquer à mon quotidien. Et vous, avez-vous procédé à des changements dans votre manière de manager ? Si oui, lesquels ? Et quelles ont été vos inspirations ?

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#JeDSIGNEDJeDisRien… Et vous ?

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