Une envie soudaine vient de me prendre : créer. « Normal pour un créatif ! », seriez-vous tenté de me rétorquer. Enfin, puisqu’on est dans les confessions, entrons dans mon intimité : cette envie a surgi il y a quelques instants, juste avant que j’aille me brosser les dents. Du coup, j’exécute tout de même ma petite hygiène buccodentaire. Des bribes de phrases et de paragraphes commencent à se bousculer intérieurement… « Cool, je suis inspiré ! », me dis-je… J’allume le Macbook : la page blanche. Une minute plus tard, je respire et me lance en écriture automatique…

Le défi : publier un billet sans l’avoir relu et modifié une cinquantaine de fois (23h45 – note de moi-même : je relirai et reviendrai dessus certainement 49 fois ! — 00h59 – note de moi-même : ça va, le maniaque perfectionniste éternel insatisfait a validé plus vite que prévu ! — 02h34, 9h53 et 10h45 – re-note de moi-même : j’ai encore changé des trucs…).

Créer… Un lointain souvenir…

Une impression : celle d’un lointain souvenir. Quand ai-je ressenti cela pour la dernière fois ? Créer est devenu mon travail, non plus une passion… Du moins, c’est une passion qui m’embrase beaucoup moins souvent. Pourtant, des idées, des projets professionnels et personnels s’empilent dans mon esprit et dans les bouts de calepins, post-its ou feuilles volantes que j’entretiens empiriquement… Un exemple parmi tant d’autres : cela fait des mois qu’une dizaine de brouillons d’articles de blog attendent que je leur mette un point final et/ou que j’appuie sur ce damné bouton « publier ».

Jadis (enfin… en 2009, hein !), j’ai voulu écrire un livre. Mais écrire sur quoi ? Sais-je écrire ? Puis-je intéressé ? Moi qui n’ai jamais été un grand littéraire ; moi qui, à ce jour, ai dû lire au grand maximum une douzaine de bouquins dans leur intégralité… J’ai des lacunes certaines. Sans fausse modestie. Je lis certes peu de livres, mais je lis beaucoup plus sur la toile, et de très bons auteurs y ont eu toute mon admiration. Ainsi, loin de moi la prétention d’arriver à leur cheville. Un complexe d’infériorité toutefois compensé par quelques compliments reçus dans ma scolarité 1, à titre professionnel aussi, et de temps en temps au travers de ce blog. Ce format me va bien à vrai dire, aujourd’hui et avec du recul, c’est probablement plus réaliste que de se lancer dans l’écriture d’un roman ou je ne sais quel essai, et surtout, je prends du plaisir quand j’ai l’occasion de me lâcher 🙂

Écrire… Un échappatoire !

Autant en graphisme, j’ai l’impression qu’il est vraiment difficile de se / me renouveler, de se / me différencier… Autant j’ai ce sentiment d’y arriver en écrivant. Presque un comble. Un graphiste qui s’exprime mieux par l’écriture plutôt que par l’image 2. Je n’irai pas jusqu’à me rajouter la casquette de concepteur / rédacteur, d’autant que je trouve que je cumule déjà plusieurs métiers, que d’autres le font beaucoup mieux que moi, et que je perdrai juste en crédibilité. On ne peut pas être spécialiste en tout. Écrire reste plutôt un loisir même si il m’arrive très souvent de corriger les textes de mes clients, « pire » de (re)rédiger des pages et des pages pour ces derniers…

Parenthèses à part, je prendrai sûrement le temps de faire un billet d’humeur dédié à cela, mais se faire plagier ses textes, c’est vraiment frustrant, peut-être plus que de se faire voler ses créations graphiques ou ses idées / concepts… Enfin non, ça doit se valoir, mais cela donne plus facilement à chacun une échelle de grandeur sur mon envie d’éclater sur un trottoir les dents de celui qui s’approprie mes mots d’un vulgaire copier-coller. Vous vous souvenez de la scène dans American History X (j’en profite pour étaler ma grande culture cinématographique ! #ironie), et bien la même chose, mais en plus douloureux ! Enfin bon, je m’égare, néanmoins ces rejets de violences refoulées soulagent !

Je n’ai pas vraiment de chute, cependant je trouve que ça commence à faire long, et je ne voudrais pas perdre mes lecteurs… À tort ? Je ne sais pas. N’hésitez pas à me le dire en commentaire. 527 mots 3 au compteur.Trop long ? Trop court ? C’est la longueur qu’il faut ? Ah si, j’ai une conclusion : ce n’est jamais la taille qui compte ! 😉

1 Un peu d’auto-flagornerie ne fait pas de mal ! Même si à l’école, j’ai toujours été un 10-12 de moyenne en français, ma prof de seconde a été la première à me dire : « Il y a un truc ! Essaie de le développer ! ». En deuxième année de BTS, le prof s’était un peu enflammé avec : « Que fais-tu dans ce cursus, ce n’est pas de ton niveau, tu aurais dû faire hypokhâgne ! ». Exagéré et disproportionné, mais ça reste très flatteur. Il faut prendre en compte que le gars était un peu perché, et voulait embarquer une camarade et moi-même dans ces cercles privés de lectures… Bref, chelou !

2 Je suis inscrit sur aucune plateforme ou réseau social pictural : pas d’Instagram, pas de Pinterest, pas de Behance non plus. En revanche, j’adore poster des statuts ou des tweets polysémiques… Beaucoup n’en auront qu’une lecture alors que se cachent des sous-entendus dans 99% de mes posts. Maintenant, vous savez !

3 841 mots au final avec les ajouts de dernières minutes.

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3 Commentaires sur “Envie de créer… Envie d’écrire…

  1. Atailia Laetitia says:

    Je comprends tout à fait… Je suis oldschool perso, jai des dizaines de carnets chez moi, des pages de ma vie absolument non objectives. Jai aussi des billets sur Facebook et des ébauches de blogs qui se promènent sur la toile. Cette envie de se lancer, de dire j’écris un livre, je l’ai aussi, sauf qu’entre ce désir et le passage à l’action…

    • Dareth NHANG says:

      L’idée d’écrire un livre m’a juste traversé l’esprit. Les questions « Mais écrire sur quoi ? Sais-je écrire ? Puis-je intéressé ? » m’ont vite freiné. Si de ton côté, tu n’as pas les mêmes blocages, lance-toi, fonce !

      Pour ma part, comme déjà énoncé plus haut, avec du recul, bloguer est sûrement le juste milieu, bien que je n’écrive pas aussi souvent que je le voudrais réellement.

  2. Pingback: S'exprimer par l'image… Mon paradoxe…

#JeDSIGNEDJeDisRien… Et vous ?

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