Récemment, on s’est étonné que je me présente encore comme un « simple » graphiste freelanceGraphiste, Infographiste, Designer UX / UI, Directeur Artistique ou Directeur de la Création, Web Designer, WebmasterIntégrateurFront End Developper, Chargé de communication, etc. J’exerce effectivement toutes ces professions. Loin de moi l’idée de me la raconter ou de me prétendre expert en tout. Les titres sont nombreux, et même pompeux pour certains, voire très bullshit… J’en joue d’ailleurs un tantinet sur ma nouvelle page d’accueil en mixant les mots :

Graphic designerBrand strategistGraphic maker, Visual developper, Creative marketer

Brand designer, Graphic marketer, Creative developper, Visual maker, Brand strategist, etc. Les combinaisons sont multiples, mais l’idée est la même, mon métier consiste à concevoir une identité visuelle et/ou des éléments graphiques sur les canaux les plus pertinents dans le cadre d’une stratégie de communication. Pour faire encore plus simple (et rigoler avec légereté), je pitche souvent DSIGNED de la façon suivante :

« Graphiste freelance depuis 2001 2005, je suis grossomodo payé à gribouiller des jolis petits dessins sur le papier ou sur internet pour que mes clients puissent gagner beaucoup d’argent. »

Il y a quelques années, je me suis senti obligé de (ré)expliquer la différence entre un graphiste et un infographiste. De part la notion de design, je trouve que les termes anglais Graphic designer dépeint mieux le métier de graphiste, sa triste traduction dans la langue de Molière. Tant pis pour la francophonie, je suis donc un designer ! Malheureusement, en France, le mot design a un peu perdu de son sens originel, devenant un fourre-tout qui veut à la fois presque tout dire et ne rien dire… Il me parait important de le redéfinir. En anglais, to design signifie à la fois dessiner et concevoir en fonction d’un plan, d’une intention, d’un dessein. Notion à laquelle s’ajoute le fonctionnalisme où chaque forme a une nécessité, il n’y a pas de superflu dans la nature bien qu’elle soit « séduisante ».

Je le répète très régulièrement, faire du beau pour faire du beau, c’est être un artiste… pas un (bon) designer. Et encore… La démarche artistique peut se doit d’avoir des motivations et un story telling. En graphisme, il est inconcevable pour moi de créer un visuel sans prendre en compte les valeurs du commanditaire et sa compréhension absolue par sa cible, de développer l’interface d’un site internet (UI) sans prendre en compte l’expérience utilisateur (UX), les aspects techniques de développement web, les objectifs mercantiles et le budget de mon client. Imaginer et mettre en oeuvre un concept afin qu’il réalise parfaitement la fonction pour laquelle il est destiné, voilà ma définition du design.

Designer visuel plutôt que graphiste ?

Aujourd’hui, avec plusieurs tours au compteur, de l’expérience et des compétences en plus, je concède en toute modestie que je suis en effet un peu plus qu’un graphiste freelance. Ainsi, le terme plus polyvalent de Designer visuel me sied pas trop mal ! (J’ai aussi « Grand Senseï Ninjago » sur ma carte de visite ツ)Designer Visuel me paraît être, à mon sens, une traduction de Graphic Designer subtilement plus fidèle que Graphiste ou Designer graphique, non ?

Toutefois, j’avoue être très dérangé par le titre de Visual Designer qui serait sa retranscription littérale in english et surtout un autre métier « réducteur »… Le Visual Designer est un UX / UI Designer chargé de créer notamment des bannières publicitaires, des templates d’emailings, des landing pages, et autres supports supposés amener l’internaute d’un point A vers un point B, mais sans toucher une bille en ligne de code… Le code, c’est réservé au Web Designer ou au Front End Developper… TSSSSSSSS !!!

Bref… Il semblerait que je fasse une nouvelle fois chou blanc… Dans un article Des Echos, Jean-Louis Frechin, directeur de l’agence de communication Nodesign trace le portrait-robot du designer innovant. Une description qui me parle définitivement !

« Le designer innovant devra être un artiste, un stratège, un manager et un ingénieur, ou pour le moins comprendre leurs langages. Il doit aussi être un « maker » et avoir de fortes capacités à réaliser. » / Jean-Louis Frechin / Directeur de l’agence Nodesign

Graphiste full stack alors ?

Le fait d’avoir la double casquette Print et Digital, d’être également entrepreneur me donne encore plus l’image d’un homme-orchestre… Je fais beaucoup de choses entre le Project Design et la livraison des supports de communication finaux. Un couteau suisse, certes, mais qui a aussi ses limites ! McGyver a un peu exagéré la réputation de ce génialissime instrument, hein ! Trop de polyvalence tue la polyvalence ! Le graphiste ou le communicant full stack n’existe pas ! (En parallèle, je suis toujours très impressionné quand des développeurs se disent full stack et donc capables d’écrire tout type de code…)

Les vocations rattachées à la communication et aux arts visuels sont très variées. Le site Elaee propose d’ailleurs une liste non-exhaustive de fiches-métiers plutôt complètes (une mention spéciale pour le Vacancier ! ツ). Evidemment, je suis incapable de réaliser tout cela ! Ainsi je ne peux accomplir seul les besoins en 3D, vidéo, motion design, développements complexes, applications mobiles, jeux vidéo (oui, on me l’a déjà demandé !)… Il faut savoir s’entourer des bonnes compétences pour réaliser de beaux projets ツ De plus, j’aime travailler en équipe ! Si tu as ce fameux beau projet KIFFANT dans lequel tu penses que j’ai ma place, il ne nous reste plus qu’à nous rencontrer !

On arrivera peut-être aussi à trouver un titre qui colle à mes fonctions et ma personne, Designer chichiteur ? ^^

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